L'eau de là. (5)
Daphnis : Es-tu Pan, toi ?
Chloé : Non, moi c'est Chloé !
Leplus (frère ennemi) : Ah bon !? Et ça tient ?
Le Galinet : (très abattu) "ça" dépend...
Carole : Moi je préfère les vices. Et l'autre côté des mires noires.
L'Emir Watt : De quoi? Qui maçonnait?
L'Emir Roi (à barbe), arborant fièrement sa dague : Heu pardon... Je pense que c'est de mon mât qu'il s'agit.
Carole (retirant son lewis comme dague au berbère) : Fichtre! c'est à double tranchant?
L'Emir Abel : Hé là...Carole adore l'Emire et l'Emire adore son chat, mais son chat dort. Aussi je mire l'envers du beau corps.
Chloé : Daphnis est collé...
Echo (logique) : ... à mes basques
Chloé (surprise) : Heu non, pas vraiment! Je dirais plutôt qu'il s'agrippe pine aux branches....
Chronos (maître) : Si le chat dore, les sourires dansent, et les Mir colère !Pendant que les sourds tristes de l'étang dansent autour du phare en drôles, quelques pas railleurs, d'autres foncent à long, à Londres, en marge et de travers...
Chronos (poste) : Emir Kusturica ?
Un poisson (à faune, accompagné à la flute par Pan en père sonne. Il entonne en silence un champ profond, parfumé d'agues et relevé d'épines d'oursins...) : "A la mer Cousteau ira"
Le Galinet (levant la grande vergue pour porter un toast ) : Voici le chant alléchant du large, l'appel revigorant des sirènes de l'Orient... Je mets les bouts mes agneaux, je quitte la bergère de l'eau berge... Eros net éclaire ma voie lactée, j'écume...Narh VI (l'émir d'Izmir) : J'aime mes mares...
( A la vérité, il s'y mire !)
Leblus ( très bris du Dey) : De pets drôles ?
Emir (matois) : ....
Leblus (sentant cieux) : Gand il y a du vent, z'est zelui gui ne dit bot g'on zent !
(L'émir adore....)
Le mirifique (et miraculeusement guérite) : Ce vent d'est n'est pas un vent de paix.
L'émir (au volant) : C'est diffamatoire !
Echo (échoïque névrotique) : Il a dix femmes à Thouard ?
Carole ( La chatte douce et chère) : Emir matou est !
L'émir : ( ...opulant)"O si chère de loin et proche et noire, si
Délicieusement toi, Mare, que je songe
À quelque baume rare émané par mensonge
Sur aucun bouquetier de cristal obscurci
Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voici
Toujours que ton sourire éblouissant prolonge
La même rose avec son bel étang qui plonge
Dans autrefois et puis dans le futur aussi. "
Ses femmes (alarmées) : Jamais un dey n'abolira ce bazar ?
Echo: (mi-sûre) Un seul coup, Dédée, jamais n'amollira ce beau dard .?..
Dédée, prostituée, travaille dans un bar à marins d'Anvers tenu par Monsieur Re-né. Elle vit soumise à Marco, accessoirement proxénète, pseudo caïd et portier de l'établissement. Au cours d'une escapade solitaire, elle croise Francesco, capitaine sur un navire marchand. De son côté, Marco a de gros besoins d'argent.
Pendant ce temps Six nonnes s'ignoraient...