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Chapitre 5

(Où l'on apprend que Riton et Marius suivi d'Arthur après avoir joué les filles de l'air en passant par les égouts continuent à faire parler d'eux)

 

Tous les soirs, Riton retournait sans détours les détails du plan évasif de la grande évasion : tout devait se dérouler sans accrocs et sans les crocs des colosses de la taule qui n'avaient rien de cockers ou de chiens à ma mère. Riton n'aimaient pas les ratés. Il avait donc tout prévenu sans imprévus : comme Riton aimait les chiffres et calculait sans calques et lunettes, il fût désigné à l'office pour remplir les cahiers des comptes des matons tous les matins. Oui, pour les maths, il donnait le ton aux matons, Riton!

La journée finie, Riton confiait à ses potables cellulaires comment il mastiquait les trafics et autres fraudes frises cales des gardiens très soucieux de placer des sous sous d'autres cieux ou paradis, là où le fisc n'est pas fixé sur les prix. Comme les gardiens n'étaient pas en paix, ils sous-traitaient leurs soustractions à Henri qui en rit encore ! : " Ces zigs ne comprennent rien aux vauriens, ils se lancent dans des malles vertes à sessions et me demandent de ranger leurs affaires. Et ben j'les arrange sans m'déranger : le haut débit assure le transfert de fonds à fond sur un p'tit compte peinard que j'avais ouvert durant ma jeunesse dans la banque de la fa Diez et sans baies molles sur les zéros, je m'assure ! Je peux vous dire qu'une fois le nez au vent, j'ai de quoi assurer ma retraite en flambant ! ". Riton avait mis assez de côté (de devant et de derrière) pour envisager l'évasion. Il comptait sur ces deux colocataires pour l'aider dans son projet.

Comme Arthur avait bossé un pneu chez Peut Joe à déboulonner les bouts longs, Riton avait vu en lui le gars idéal pour faire sauter les rivets de la bouche des goûts qui était dans la réserve, exactement là où les matons avaient installé Riton et ses laids cahiers. Idéal pour échafauder une échappatoire ! Le jour du grand départ, les trois cons plissés et froissés par tant d'années de placard se glissèrent dans le tunnel où le bout les conduisit chez les papous en Asie. Du moins, c'est ce qu'il circule encore aujourd'hui dans les couloirs de Fleurit mais Rugit lorsque les taulards veulent se payer une tranche de lard bien grasse aux dépenses des matons dont le retour de bâton de cette histoire les avait condamner à s'expliquer devant le juge qui avait reçu les fameux laids cahiers en pièce jointe à son adresse de mes singeries.

Ce fut le branle-bas de coups bas dans la taule ! Les matons furent conduits dans les cellules et on désigna quelques taulards pour assurer l'intérim le temps que La Laine Pelée envoient quelques chômeurs à la secousse. Là, on peut dire que Riton n'avait rien lâcher au hasard ! Tous les canards étalèrent leurs salades sur l'évasion spectaculaire de ces trois brigands. La gazette de LiLi en fit de nouveau ses choux gras.

 

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