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Phivinar gratte et Logus Tinien tourne « Laigre en vert »
Rage 15 : Ta mise entière (du trappeur), se paye ici...
R. a pris le fer à botte pour Paris, il a laissé derrière lui la Tamise et Chelsy (sa nymphe amie d'en face). De Paris, il a n'a eu le temps que de voir, en courants d'air, que des affiches décollées, avant de prendre le vol régulier "Vert italique"à destination de Milan. Aussitôt sur place il se rend au siège, ne supportant que moyennement les trous d'ère.
Dans son bureau, Arthuro Nero, commissaire en général, chargé de l'affaire consulte les documents confiés par Théophile G.
***
Au fond d'une salle de jeu, d'un Bar tabac le « Baraque à Battes », sous l'éclairage falot d'une hampe à suspension, deux bouts en train de démonter une motocyclette, posée sur un tapis vert...
Alain Dust : Les jets sont faits…Rien ne voit plus…Le trou noir impair et manque...
Abba Ray : ...les roulettes?
Alain Dust (rit) : C'est l'art Russe!
Abba Ray : La roue 2 bis et six clées... légères sans fer...passe compère aimant...
Alain (disque au bol) : Celles à roue, celles à cheval, celles d'étables...?
Abba (risque ) : la clée des champs...
Alain (dextre) : ...pignon sur Russe?
Ray (abattu) : Ta roulette russe commence à me les briser, minus... à tant cogner un rayon.
Il fait tourner la roulette sans ruse. Dans le feu de l'action il se tire une balle dans le pied.
Alain (sinistre) : Un trou noir ! Tasse la terre, efface! Sacré Ray, faut le faire!
Abba (Ray volté) : Ha, stigmates! J'ai tout éclaboussé! C'est le rêve all-over!
Alain (verse de l'huile sur le feu) Ray vole l'verre (et, se pinçant le nez...) : Là barillet brisa nuts*
Un bout (rût) : Ca lui apprendra à vouloir jouer les barioles avec des chignoles à deux balles!
La roue (crevée) : Bon, moi j’en peux plus de m'faire tripoter, je vais machoire pour me faire reposer un pneu.
L’autre bout(rein) : Et comment ? Ce pneu m'astique aux sangles d'écarts hauts!… On chiade…on chiade… ça fait des heures qu'on trime, qu'on trinque, qu'on pétarade, qu'on s'échine les noix, qu'on se fait touiller les tripes, qu'on se fait bourrer le mou, qu'on se fait tant bourrer, tambouriner… Et vas-y que je te t'em-mêche , que je t'em-miche, que je t'emmanche… Et tout ça pourquoi ? Pour un trou de balle mal placé.
Le bout (dru, sauvé des eaux) : L’est jamais moi j’rigole celle-là , toujours un pétard en main...
La roue (dentée, fait, rosse de tas bourrés en serrant très fort ) : Gnan! (pour elle même) Tiens j'ai fais gnan!
Les deux bouts tiquent. Sur ces entrées faites, les triporteurs se détraquent , s’empoignent, et se distribuent une traître potée, tripotée à grands coups de triques. Mais personne ne les remarque, c’est l’endroit du Baraque à Battes où on se met les claques.
Entre Lili G. Elle pense tout bas, nouba et toubib. Elle se dit alors qu’elle devra panser et bien cirer les carreaux… incolore ou teinté, le cirage ? Peut-être incolore, sûrement mieux pour des vits sans teint… Les deux bouts le sont toujours. Plutôt rouges et vieux enlacés. ..
Leplus (radiotant from Lhassa to London ): Absolutely… Unconcerned…Butt…nuts [1] in different…
...Ce soir (décalage horreur oblige) il soupe haut à la demeure des Dieux . Il n'est pas seul : Un Breton, spécialiste des champs magnétiques, un vacher , ancien éleveur de chevaux et récipient d'air très à la masse, un érotomane entouré de cons vifs et reconverti dans l'élevage de Suph Yer [2], l'accompagnent. La conversation tourne autour d'une arme secrète. Dans la nuit claire des notes errent :
" ...an.. Tony é... entré dans ... ack-ba ..I.eué ..tro oins minuit oin ar Lili la ...euse ..... a la télé y avait un ..atch de boxe..."
Lili G (ex-aidée...) : Ce rade idiot m'harcèle ! Du chant serait plus âpre au prieuré, certes... Mais j'ai mes brèves errances... (s'adressant aux deux bouts) tournez le bout long, vous voyez bien que ça graisse, billes ! Et allez-y mezzo piézo sur les frais en quinconce ! (Elle branche son télé-visseur d'import hâtif : à l'écran apparait Leplus. Leplus est à Lhassa mais Lili s'adresse à lui comme s'il était un corps du bar.) Vous voilà sans fin ! On s'est fait un son de dent creuse pour vous ! Dès que j'ai su, j'ai filé dans l'train exprès ... Je vous épargne les deux sous de la liste noire ! (en lançant un regard noir sur l'hébreu ton) En plus Leplus, vous traînez avec ce chaperon rond, ce bas lot ! Je sais bien que l'alcôve n'a plus de secret pour vous, mais qu'on m'aime ! ...
Croient heures du tapin. Du fond de la salle montent les grincements d'un sommier à ressort. Ni A (barré), ni Dust (dit " nid de poussière "), ni les bouts (laids), ni la roue d'abysse (six clés à molles layettes), ni l'aras idiot , ni quoi ni caisse, ni… Enfin personne, ne prête attention à la petite Pauline qui vient d'entrer par l'arrière, un pinceau en main propre, tout sifflotant un air d'Henri Poulain. Elle entreprend de repeindre la plaque d'immatriculation de l'émaux bi-lettres et lie ses ratures en vesse vert sale. A cet instant (il est moins une) Epaire en vespa sienne pile net devant l'ancienne enseigne de vaisselle cassée. Ever (sot) lit l'Hoc, dans la langue d'Oil, un manuel de peinture. Leplus baratte toujours sur fond des crans d'arrêt, en duo avec son nombre, du haut de Lhassa le deux bain, balançant des salves de solives au teint des glaces… Lili boit du petit lait de yack à dix balles, Annie verse l'air et ses traits moussent, Yvon Onk tilt sur la roue et coule une bière… Martin gueule, le breton déchante manies et tics… Bref tout part : encre et nouilles…en queue de poisson….
Tony (Faisant une fumante entrée en barre, à la six-quatre-deux, du Barthes à Braque … ) : Mais voui, qu’on t’aime Lili G . On, Cémoi… laisse-moi fondre dans ta bouche et pas dans l’tanin…Je suis foutu… choc… Olà ! L’an vingt !(sic qui?)...
Lili G (à G(l)acé [3]) : Bas les pâtes, l'italien (le mac art honnit)! L'abus d'alcôve est dangereux pour ma santé ! (lui montrant l'art cycle) Et je sais lire ! Inutile de l'affaire ! (S'adressant à l'écran mais néanmoins à Leplus dans les nuages)... Etoile à haut, l'équipe de fous du tour nage et vous attend ! Sans parler de la bobine de Philvinar... Il faut finir l'opus, il y tient ! Il nous soutient que le bord de la Seine déménage... Vous êtes le seul à pouvoir lui faire entendre l'oraison...
Pauline : Encorde émaux... des mots en kit (ou double) éclatent. Ces fous trop polis nés Hamelet (rit pauline, en laçant la barre au chaud Nicolas).
Lili (tourne, elle ) : Je détale à ça!
Tony : la Pauline étale à souhait,
Yvon (sévère, jete un lasso) : Pas touche Truand ou j't'étale à sceau ta rate... ou pis!
Pauline (en lamellé peint) : Croissant du tapin, croiseur du tas peint, croasseur du thym pot, crasseur du pot teint, casseur du pot, du potpot, du popotin...
La roue (libre) : La Pauline ère dans les vapeurs d'alcool... Faut l'affranchir en danseuse!
Les deux bouts ( longs, en marge d'elle) : C'est l'histoire de Cadors et d'Emir qui, à deux, mirent l'embout de long en marche, dans la mire. La mire râle : "comme on la con prend" admis celle dont le vernis mou flottait dans le bouillon d'écrous visse... Une histoire à dormir entre deux bouts...
Lili : Ces deux mâles empirent! Je mets les bouts!
Saint cœur, Dumas tient. Incognito, R, en chères loques d'homme pousse la porte du bistre, haut lieu, de l'art passé. Le broumée [4] est T.P. : on n'y voit goutte. Bousculant sur son passages quelques planches, qui en rang branlent, R parvient tout de même à joindre les deux bouts qui encadrent recto et verso la soupière en verre encore fumante. Munis scients d'une poulie, ils procèdent à son élevage, en équère, dans les règles de l'art. Epaire ressort de la selle avec son guidon [5] en bande houillière.
R. repaire en feinte son canon d'as « so! » scié, Lili B. (qui ne l’attendait pas de sitôt) tout occupée à cire-ôter un jean taché de mousse. Assez crotté, assis, rotant son gin Tony "kakou des hauts comptoirs" (qu'Yvon tient en lacet au cou)...
R. insuffle quelques mots à l’oreille d’L, qui ausitôt pose un beret tas sur la tempe de Tony
Pauline (l'enfant tonne alitée) : C'est là l'as à seins des Lits...Lui?
Lili B.: Hélas oui! Il a nuit mais depuis il niche au nuitard.
R.(rosse hélât vite) : Ni tôle, ni tarte!
Tony (sec rit, puis s'écrit) : "Acceituna busca de..." ! Ouné cum honté, una mesquine action! »
Au gond du troquet, les deux bouts testiculent en tous sens, forge dépoilée et seyant "también" que marle de dissimuler les pièces de mobile étant "dice que" avant.
Poe (ligne d'Emir, trace et crie ) : « Echec ! » Tu me dois 10 plaques nommées cent balles!
La plaque au plâtre, (avant de s'effondrer) : « Mat » au mac et pâte à trois !
Puis Pauline, de mèche avec R. et Lili B. (rations) sort son Colt Python et l’enroule autour des deux bouffées…Voilà encore deux gominés partis en fumée… La roue rit sous cape puis se voile. Le reste du plafond s'écroule en une avale hanche de brits et de poussière... Seule Lili lassée aquitéé le pays.
Sur le seuil, seul Ever (et gis) brisé récite un psauème à l'armée moite des disques parus :
Que sont mes compères d'eve nue,
que Javel de cyprès tes nus?
Hélas Perinne, Pauline, et tes servantes,
Hey last Homère,
Ainsi qu'Ulysse peine d'Elope.
Adieu au nom d'Epaire, de ses fils et de ses toiles,
Adieu aux odieux bourre olé,
A la graisse en toc, et l'orgresse en tics,
Salut, terre, étoile d'Emir, roue lente, eau verte, forets...
ô, mage à l'abbé Reta, à c'mythe et Veston,
Au python et au vieu clou....
Donc acte, Yvon et tous les autres...
A tous, paix ici,
Car lassé, las, mes frais (Re),
Toussent et payent ici!
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(1) "nuts" : petite barbe enrobée de chocolat, "qui fond dans la bouche pas dans lâme hein!". Or la barre laissée libre s'altère ....
(2) Le Suph Yer ( prononcer soupière ) est une espèce de lama très fragile et très soupe au lait.
(3) Gacé : trou normand dans lequel une damnée haute camée lia...
(4) Le broumée : mélange de brouillard et de fumée.
(5) Guidon en lent gage gai (riez) se dit étendard : on peut donc supputer qu'il s'agite las du dard étendu...
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