[sommaire] : [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15][16][17][17bis][18][19][20][21][22][23][24][25] : [lexique] : [retour au OuiKi]

« L’aigre en vert »

Phivinar gratte et Logus Tinien tourne « L’aigre en vert »



 

Tournage 10 : Le mi nie cette aire de labeur...

 

Un frisson parcourut le corps dénudé de L. Pourtant, elle n'avait pas froid... Non, juste l'un de ces frissons qui vous prend lorsque la solitude se fait sentir. Dans cette histoire sans queue ni tête *, l'atmosphère était devenue lourde et le retour de Leplus n'avait rien arrangé à sa fièvre. Cent fois, mille fois, L s'était jurée de ne plus être distraite par les autres. Son manque de vigilance allait lui faire perdre du temps et sa place... Et puis elle était lasse...

 

 

Comme si les heures propres et lisses avaient suspendu leur recours, L ressassait en rêve les bribes de la veille: le " K " ( était-ce le nouveau nom du night-club?), la mise à nu quotidienne, cette Lili à terre, la stagiaire, la proposition de Tony... Non! Pas rester ici une seconde de plus... retrouver L et s'expliquer...le ramener degré ou de radian dans les plus brefs délais au plan du tournage! Trouver... une écharpe à touareg...Une écharde à ....le halo...alô...d'éclairage...à l'eau...d'une lampe... mon pigeon... à gaz!... Une porte au fond... se dit-elle... avec mon plus simple appareil...grand....vers cette sortie avant même...réagir... la rue, nue comme dans le verre, avec son... chromé à la main... Dehors, la neige ..."Manquait plus que ça !".. et les ...inquiétants des frères Mages... dans sa tête au point que... le froid .....en lui-même... ils la regardaient encore, là, même à travers la porte.... ils la regardaient encore close... elle s'était échappée... S'était-elle échappée? Quelle chute... en ré...déli... rien dans cette ville... de haut... rien... avec mon kodak à la main....

Lili en rêve sentit une ombre se poser sur sa joue... Une ombre qui disait "il faut percer... Il faut percer le mi..." Et l'ombre devenait menaçante... Avait-elle entendu "miss terre" ou "minie se terre"...?

 

Pendant ce temps dans son bureau de Londres , R. fait le point: L'agent d'armurerie a pris le fer en mains de ce brulant dossier, mais quelques points parsemés restent encore à éclaircir … Quel était cet Emile que Lili rencontrait ? Quels étaient ses rapports avec Théophile G ? Pourquoi Le plus avait–il peur de la police ? Qui est la stagiaire ? Pourquoi s’en était-il étalé avec elle à Milan ? Pourquoi Tony s’en prenait aux Lilis ? Fallait-il apporter quelque crédit à cette histoire d'enfance ? Que cherchent les 9 gnomes dont 5 travaillaient au Kbarré ? Lili faillit-elle vraiment se retrouver définitivement nue dans une boite, enferrée ? Mais surtout, que contenait cette valise, portée serrée par Théophile G. ? Pourquoi fallait-il qu’il aille lui aussi, comme Le plus, à Milan ? Qu’avait-il écrit dans son télégramme adressé à Lili ? Et pourquoi avait-il disparu immédiatement après ?

R. avait quelques réponses à ces questions. Il savait que Théophile G. était un grand ami de Longues dattes , et, le sachant en danger, il voulait le protéger. Pour cela il avait eu comme dessein de confier le fer à friser à la police italienne, frisant l'incident diplomatique. Tout était casé dans cette valise, soigneusement noté, rangé, emmaquété… bref, il y avait épreuves, émotifs, éclaircissements de cette miss terreuse à faire. Il y parlait note amant des caractères changeants de Le plus, qui ne voulait plus jamais s’embêter avec des "Ah, ç’t’à sept heures ,si, qu’ondine !", et qui voulait, doré en avant, brûler son avide amour par le bout. A ce propos, Le pulse (c’est ainsi que Théophile l’avait rebaptisé) lui avait même envoyé un message télépathique en personne (apanage de la com’, unique action des meilleurs amis) ; il disait en stup stances :

" J’ai péché la perle rare,

(elle n’est pas comme les autres)

avec elle, on con prend

que long vit

en rêve, hanche,

partout où elle passe,

tout le monde la suit…

Cette fille, n’est pas terrienne,

elle vient de l’eau de là…C’est sûr,

elle en sort celle…Là,

Et je m’en vais,

auvant mauve, hé!...

m'écrouler à mille ans d'ici.

(Ps : Au fait, elle s’appelle Marie!)

Le plus était donc todo enamorado d’une cousine de la stagiaire, une fille pas comme les autres qui était née de l’eau d'un étang, vierge en corps malgré ses vingt-cinq étés. Il embarqua donc sans crier gare, vers cette fille tant recherchée, sûr de son objectif (bien érigé, qui était …elle). Lili dut alors se mettre à ses crayons et ses trousses, sous la pression de l’équipe du tournage qui menaçait de se détourner de son jeu de scène ciel ne leur ramenait pas son lunapartique part des nerfs. Théophile, sachant que son amie Lili allait se retrouver à Milan, s’empressa de lui envoyer un télégramme :

TONY–RECOIT- ORDRES –CERTAINE ROSE- TRAVESTI -FOLLE – VEUT DEGOMMER- TOUTES - LES –LILIS- PROTEGE- TOI- GRAND –DANGER- RDV –CHEZ- EMILE –HAOUN VIII -AU GRAND VERRE-T’EXPLIQUERAIT – REPOUSSE FILM – LE PLUS URGENT SELAVY STOP.

En effet, il s’était aperçu qu’une une incertaine RRose voulait sa peau, celle de Lili, et celle de toutes les autres tant qu’à faire… RRose commanditait les crimes de Tony. Théo révélait dans ses petits papiers verts envalisés que RRose était un travesti fou, transi d’amour pour son Pygmalion, un dénommé Marcel qui était sur le point de laisser tomber la folle pour s’occuper dorénavant à temps plein de Marie … qu’il ne pouvait voir,disait-il, « queue nue ». Théo avait aussi ajouté, en gros (sur un morceau de papier de verre), que :

Le pic mâle lion Marc Sel s’était mis Marthe telle en crâne de prendre Marie pour épouse et de la saucer à un projet révolutionnaire. Pour ce, ce pourceau avait déterré 9 livrets de plomb pour tirer son coup, fumant la môme quiète par les deux bouts...

(suivait un croquo navrant d'une toile de l'un figurant les Os de Canaques, et de l'autre, une aboyeuse d'école au chat)

 

Folle enragée, la femme à queue de poison (RRose) mobilisa Tony et lui demanda de lui rapporter « La nue » morte ou vive. A défaut de lui ramener le bon grain de livret, il revint avec un carnet, contenant le fameux texte "La nue"* si lustré, accompagné d'un chromo de Lili Nuts, laquelle s’était malencontreusement intervertie avec celle de Marie, l’évanescente cousine de la stagiaire. RRose crevant de jalousie, lui ordonna de tuer toutes les Lilis de la terre. Mais qui aurait pu penser que Tony tomberait amoureux cette Lili lassée?!

_______________

(*) "Quand la nue fut Venus" est sans doute une variante de l'affable de la fontaine retrouvée par hasard, trempant dans un demi sel d'Ever. La version originale semble avoir été perdue de vulve. On y retrouve le thème aquateinte si cher à Théophil Grossiet, dit Théo, ou en core Phil de Cult...

L'exquis gars et  la  forme huit
L'exquis gars, 
œil enchanté, tout lettré : Sept trouvailles, (ordre éprouvette) Caen les brise 
: fume Venus.
Bassin, 
seuil, mortes eaux ! D'elle, bouche ourdit vers mises eaux, Et la craie y est 
farine.
Sheila 
fournit sa bassine, L'âpre riant de luire prêtre, et Quel creux d'aigre reins, 
pour sûr si t'es jusqu' à l'Abel sait zone : Grève où pierrée, élude huître dix 
perles. 
A 
vent louvoie : drame ni mal Entre errer et prince si pale, La forme huit n'est 
pas passeuse.
(Cela 
sonne mou) oindre des fioles, Que frisiez vous ôte en chaux ?
Edith, 
elle, ascète en peintre pieuse, Nu huit, ai-je ourdi a tour venin, Jeux hantés, 
neveux d'Ephèse, Bouche en tiers ? Géant siffle or Diez Et pierres dans ces mains 
tenues.

 

[sommaire] : [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15][16][17][17bis][18][19][20][21][22][23][24][25] : [lexique] : [retour au OuiKi]